tyranny's potting #PSES2018

Rennes, France

Choisir le numérique digital, choisir un boulot digitalisé, choisir une carrière libérée de toute protetion de l’intimité, choisir une putain de télé connectée à la con, choisir des machines IOT à laver, des bagnoles smarts, des playlists youtube, des smartphones android. Choisir la santé data drivée, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle avec des trackers. Choisir les prêts à taux fixe avec AdWords, choisir son petit pavillon via Chrome, choisir ses amis via fichage et métadonnées, choisir ses vacances gentifiées sur ok google, choisir son canapé avec les deux fauteuils sur une application du playstore, le tout à crédit de données personnelles avec un choix de tissus de merde. Choisir de bricoler le dimanche matin en s’interrogeant sur le sens de la vie, choisir de s’affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser aux jeux vidéo d’Intelliengence Atificielle pilotant des drones assassins en se bourrant de UberEat. Choisir de pourrir à l’hospice non financée par l’optimisation fiscale de google et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu’on fait honte aux enfants niqués de la tête qu’on a pondus pour qu’ils prennent le relais de cette tyranie. Choisir son avenir dans un atelier google, choisir la vie dans un nuage digitale. Pourquoi je ferais une chose pareille ? J’ai choisi de pas choisir la vie digitale, j’ai choisi autre chose. Les raisons ? Y a pas de raisons. On a pas besoin de raisons quand on a les libertés.

Choose digital digitalized, choose a digitalized job, choose a career free of privacy protection, choose a fucking asshole connected TV, choose IOT washing machines, smarts cars, youtube playlists, smartphones android. Choose drived data health, low cholesterol and a good mutual with data trackers. Choose fixed rate loans with AdWords, choose your little pavilion via Chrome, choose your friends via spying and metadata, choose your nice holidays on ok google, choose your sofa with the two armchairs on a playstore application, all on credit of personal data with a choice of shit fabrics. Choose to tinker on Sunday morning while wondering about the meaning of life, choose to slouch on this fucking couch and lobotomize yourself to the video games of Atificial Intelliengence piloting drones assassins while stuffing UberEat. Choose to rot in the hospice not funded by google tax optimization and end up pissing himself in misery realizing that we shame the fucked children in the head we laid for them to take over this tyranny. Choose your future in a google workshop, choose cloud digitalized life. Why would I do something like that ? I chose not to choose digital life, I chose something else. The reasons ? There’s no reason. You don’t need reasons when you have freedoms.

L'idiot du village et g00gle

Rennes, France

XavCC, un commoner qui passait pour un idiot du village, naquit en Bretagne, vers la fin du XXe siècle, dans une ville du Morbihan. Dès qu’il fut en âge de travailler, il s’employa comme laboureur des communs, parfois jugé trop stupide pour toute autre besogne. Silencieux le plus souvent, il se mettait quelques fois à marmonner des mots inintelligibles, qui semblaient une preuve supplémentaire de sa débilité mentale.

Un jour qu’il labourait un champ numérique, il s’arrêta, jeta des regards étranges autour de lui et s’écria :

“Alors, Roazhon ? Alors, g00gle? Oh, pas de chance, Rennes ! Oh, bien joué g00gle !”

Ces exclamations, moins cohérentes que d’habitude, mais cependant incompréhensibles, intriguèrent les compagnons de XavCC, qui en découvrirent le sens le lendemain : au moment même où XavCC avait proféré ces mots bizarres, on apprit que la ville de Rennes (Roazhon) avait accepté la boite noire dans la bataille numérique, et que le vainqueur, Alphabet (g00gle), avait été proclamé poumon numérique et économique de la ville de Rennes.

A full-size image example

Nuts | Photo credit: Apionid | CC BY-NC-ND

Peu de temps après, la renommée du jeune homme parvint jusqu’aux oreilles de la Mairie de Rennes, qui fut curieuse de le connaître. Du palais, elle dépêcha un messager qui devait amener le commoner au siège du pouvoir de la ville. XavCC, avant même que le messager ne quittât la cour, sut qu’on allait venir le chercher et, saisi d’une grande frayeur, courra comme un fou dans les rues du village, criant que la Maire le mandatait et qu’elle allait le faire mourir de faim.

Les bibliothèques du village gloussaient, le chapiteau des nouvelles entreprises restait muet, les chambres consulaires se moquèrent.

Rennes et sa Maire, entre-temps, avait résolu d’éprouver le jeune prophète, ce qui lui faisait mal au coeur, et, quand XavCC lui fut présenté, elle feignit un grand trouble, prétendant qu’elle avait égaré un diamant de données personnelles d’une grande valeur. XavCC serait-il capable de le retrouver ? Le commoner répondit calmement par un proverbe :

“Celui qui a caché retrouve.”

La Maire qui, en effet, avait offert le diamant à la boite noire fut grandement impressionnée et donna l’ordre de consigner tout ce que dirait le jeune homme. Ses paroles, dûment interprétées, prédirent la gentrification, le pillage des universités ou l’abdication des services publiques et la bataille des transports. La prédiction qui concernait la personne même du visionnaire était la plus invraisemblable : il devait mourir d’inanition au dans l’indifférence. Pour le calmer, la Maire donna l’ordre de lui servir tout ce qu’il voulait, et quelle que fût l’heure, ce qui fit beaucoup d’ennemis au jeune homme dans les services métropolitain, où on lui enviait fort ce privilège.

Or, un jour, la Maire quitta Rennes, laissant XavCC à la garde d’un chambellan. Un gentilhomme chargé du service de la chambre numérique d’une Maire, à la cour duquel il vit. Celui-ci, pour mettre son protégé à l’abri de la malveillance des titulaires de la fonction publique, l’enferma dans le propre cabinet du service. Mais le chambellan fut à son tour appelé hors de Rennes pour une affaire urgente, et il partit, oubliant de laisser la clef et des ordres pour libérer XavCC. A son retour, il trouva le jeune homme mort de silence et de faim !!!

Et les habitantes et habitants du village, ne virent là que les paroles d’un idiot qui disparu dans un écran de fumée.

Fiction, réalité ou prophétie ?

Wiki no-g00gle à Rennes

Sources atant inspiré cette lettre

  • “Nixon the Cheshire Prophet by HC Harper”, Torsdag Publications, 1978 (contient toutes ses prophéties).

  • “Nixon’s Prophecies in their historical setting”, Jacqueline Simpson, in Folklore, 1974.

  • “Extraordinary Popular Delusions and the madness of crowds”, Charles Mackay.

  • “The original predictions of Robert Nixon, commonly called the Cheshire prophet in doggrel verse: ( published from an authentic manuscript … Together with Nixon’s Cheshire prophecy at large with historical and political remarks Also, some particulars of his life), John Oldmixon, Esq.and others. CW Leadbetter à Chester, 1798.

Lettre à la petite semaine

Rennes, France

Chère petite semaine, mon amie fidèle qui jamais ne s’éfface dans la marche du temps et de l’espace,

je t’écris le mots (ou maux) reçus dans tes jours et leurs significations ou leurs intrications. Une lettre à toi, la petite semaine, qui n’a aucune autre vocation que celle d’écrire à ta destination mais aussi à l’oreille de de cette entité immatérielle qu’est le temps. Le temps comme un interlocuteur qui ne répondra jamais mais à qui je peux confier des introspections transcendantales méditatives. Toi comme interlocutrice bavarde mais dont les sillons ne sont pas adressés à ma seule petite personne.

A full-size image example

I come from Cyberspace, too. | Image By sophiepa | CC BY-NC-SA

Signification

De manière spontanée, sans réfléchir à l’avenir, à court terme. Cette expression peut également signifier : avec médiocrité, sans grande envergure.

Origine

Le mot semaine vient du latin septimena qui signifie un laps de temps de sept jours. Ce terme existait déjà au IVe siècle. Pour ce qui est d’une petite semaine, on peut supposer qu’il s’agit d une période plus courte. Agir à la petite semaine signifie que l’on se lance dans quelque chose sans analyse préalable.

“Il faudrait que […]” & pratique (non) collaborative

En parlant d’une action à réalisée sur une page wiki, “il faudrait que […]” ou “Tu devrais […], pour demander le changement du nom de cette page;

Une pratique plus collaborative, et usage d’un langage plus approprié, pour cette opportunité et cette techologie de coopération aurait pu être :

“J’aimerai que […] mais je sais pas faire. Nous pourrions le faire ensemble ?”. Là, dans cette subtile bifurcation d’habitus ce serait logée une posture apprenante et un cadeau fait à l’autre, celui ou celle qui parfois est l’enfer, de transmettre un savoir-faire. Au final, l’usage de l’injonction prive les deux entititée individuée d’une montée en compétence ainsi que d’un pas vers l’autonomisation des pratiques.

la collaboration est un processus qui commence par la curiosité envers ce que l’on ne connait pas encore et se propage par l’envie d’apprendre d’autrui.

Vulgariser à tout pris et n’a plus de valeur

Plusieurs fois cette semaine j’ai reçu, après critique de support de communication ou d’article, des petits mots qui révèlent de plus grands maux.

Il était uestion des énergies, ou de l’éthique, ou des internets, ou des Tiers-Lieux, et que sais-je encore tellement nos crops sont envahis d’informations, et de bruits, qui ne veulent plus dire chose définie mais se drappent d’une (fausse) bienveillance à l’encontre d’un “Lumpenproletariat” qu’il est de complaisance d’initier à des “choses de sachants”.

Celles-ci reprennent en effet en vrac ces discours médiatiques qui justement mélangent les termes sans en détailler le contenu (comme l’emploi du terme “darknet” qui en soi ne veut rien dire). Quelq’un de bien attentionné

Ce sont là des projections naîves de sens commun qui n’ont d’autres réalités doubles que d’une part hisser au rang de “sachant” populiste ou pubeux celle ou celui qui emet le discours, et d’autre part d’enfermer dans un brouillard l’auditoire ou le lectorat par mépris de sa condtion humaine et sa capacité de de réflexion et d’apprentissage. C’est par l’usage de mots non forgés qui ne décrivent pas des concepts, ni même des réprésentation de concept, que l’un écrase l’autre, sans se respecter soi-même, sans respecter autrui.

Initier, vulgariser, transmettre, ne sont tout prendre, jusqu’à sa dignité, à autrui. C’est aussi une phronesis, une marche quotidienne dans l’éthique, et non marcher sûr.

Chaque fois qu’une chose est mal nommée, il y a un peu plus de malheur dans le monde. Albert Camus

Le militant ne vit que dans la mort

Performing Life On Mars ou Space Odity, cela fait débat dans les dépêches aux moment où un milliardaire met sur orbite son jouet avec sa nouvelle création déifiée. Allégorie du collonialisme du temps et pollution de son frère l’espace. Il faudrait être ignorant ou fou pour lancer un objet orbital sur les paroles d’une chanson au sujet d’un vaisseau qui dérive par la responsabilité d’un « We all know Major Tom’s a junkie ».

Dans toi, la même petite semaine, disparaît un militant infatigable des libertés numériques, aussi parolier de talent des Grateful Dead. Le lumpenproletariat, à qui il est de bon aloi d’offrir une vulgaire information, ne connaissait que peu ou prou son existence. Jusquà sa mort.

Qui se souvient de John Perry Barlow, Aaron Hillel Swartz, ou qui connait encore Andrée Michel ? Dans un monde où le lumpen que nous sommes est envahi du bruit noms de Mark Zuckerberg, Elon Musk, il semble que seul le moment du décès, qui n’est qu’éphémère car juste un instant dans le temps de la mort, nous offre un petit son de rappel aux partitions de ceux qui forgent et libèrent le monde. Quelques notes fugaces avec que reprenne le bruit de ceux qui dévorent ce monde.

Un imbu, dans cette fin de semaine, me soutena que les “biohackers”, qui font des Unes fulgurantes en ce moment, qui s’injectent des thérapies géniques, des artifices électroniques sous la peau, sont les nouveaux génis rock star d’un monde qui a besoin de guides pour le sauver. Fadaises ! Fadaises jeune imbu de ta capacité à vulgariser ce que tu ne veux pas même tenter de comprendre. Pourquoi ne t’interroges-tu pas sur d’où veinnent ces personnes, qui ne sont pas de biohackers ou des bodyhackers (car il y a une différence), qui performent sans questionnement éthique de la même mannière et dans le même but qu’un nouveau lancement de produit Airbnb : faire le buzz. Pourquoi ne cherches-tu pas regarder leur lien avec des start-ups, construitent à coups de mining bitcoin, qui voudraient nous vendre, à nous lumpen, ces thérapies ?

Tu me soutiens avec arrogance qu’elles ont raisons ces nouvelles stars de l’espace médiatique car elles savent faire parler d’elles. Tu me dis avec certitudes que les autres, les satrdust, n’ont pas tord dans les faits mais qu’elles sont coupables de médiocrité puisq’elles ne savent pas se vendre. J’ai penser : “Se vendre tout prix et pour n’avoir plus de valeur, ni d’éthique ?”. Tu as la punchline du goût du jour, toi le jeune dîplomé supérieur qui rêve d’un monde meilleur dans lequel les prophètes sont le chemin vers La Liberté™ ; un monde dans lequel les artisans des peuples et des libertés ne sont que bons à vivre dans nos coeurs uniquement le temps d’une oraison funèbre.

Dans tout homme sommeille un prophète, et quand il s’éveille il y a un peu plus de mal dans le monde… La folie de prêcher est si ancrée en nous qu’elle émerge de profondeurs inconnues à l’instinct de conservation. Chacun attend son moment pour proposer quelque chose: n’importe quoi. Il a une voix ; cela suffit. Nous payons cher de n’être ni sourds ni muets. Emil Cioran

[…]

[…]

[…]

…Silence

…Silence

Les mots se taisent, laissent passer l’assourdissant temps de l’introspection, de la méditation, de la transe en-soi et hors de soi. La grêle tombe. Le bruit du monde s’amenuise, la fréquence change, le son de la biosphère s’étend.

Alors, chère petite semaine, mon amie, ma soeur, vois sur ces mots, dormir ces vaisseaux, dont l’humeur est vagabonde ; c’est pour assouvir ton moindre désir qu’ils viennent du bout du monde.

Mais que me répondras-tu lorsque demain tout recommencera ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit, réflissant ou non à l’avenir, de se remettre à l’ouvrage à chaque fois que c’est fini. Refaire, reforger, rejardiner, alors que je te pensais achevée et que tu reviens parfois avec ton supplice de Prométhée, parfois avec nos vitoires à la Pyrrhus, rarement avec ton luxe, ton calme et volupté.

Et toi le temps, nous apporteras-tu des réponses à nos questions et des fruits à nos efforts ? Ou est-ce dans ton silence, que j’aime apprécier dans ce bruit ambiant, que tu murmures des notes et dissémines les effluves d’une partition qui ourdi notre toile et nos libertés ?

Lettre à Alserweiss

TwinPeaks, France

Alserweiss,

Je t’écris après quelques promenades dans les vents de la terre du Kreiz Breizh. Je voulais te faire part de nos réflexions et expérimentations sur une société ouverte. Une société basée sur les principes du libre et de l’open source dont l’initiative fut lancée par Arzhur dans sa lettre de l’année dernière.

Je me suis réveillé aujourd’hui avec un sentiment étrange que je vais tenté de te décrire. Une société ouvrte est-elle possible, souhaitable et porte t-elle des risques ?

Je lisais ceci ce matin : “Where lives matter, such as in mission critical environments, Open Source is a risk.”, dans Effective Use of Geospatial Big Data

A full-size image example

Our House | Image By Sabbian Paine | Licence CC BY-SA

2018, dans un pays renommé #LeanFrance, l’état et ces instances dans les contrées administrées, anciennes régions au XXè s., par des algorithmes de machine learning, est aujourd’hui un pôle de compétitivité efficace et dématérialisé. Il optimise au mieux pour la vie et la richesse de ses citoyens, les services de la défense et de l’éducation ont été confiés à la société privée américaine Cro$oft lors d’open bar postitathon, la formation à la citoyenneté et à l’acte politique est maintenue par Alpha00gle, qui même dans la ville rebelle de Roazhon, qui avait juré de n’utiliser que du logiciel libre dans la fonction publique, dirige aujourd’hui les conduites du changement digital du mouvement indépendantiste Breizhien. Les échanges de bien et de services, les fournitures santé, scolaire, sont permis, autorisés, régulés, à très grande vitesse et très petit prix par L’Amazone de la Valley, une puissante organisation qui répand le bonheur sur le monde et dans la #LeanFrance. Créer les conditions pour fluidifier les conditions du changement est la baseline de l’État dématérialisé. Pour les libertés fondamentales, il est devenu marginal, et même hors la loi dans certaines contrées, tout individu qui s’engage à la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ; la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ; la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ; la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté. L’accès au code source est une condition d’exercice des libertés 1 et 3. Seuls quelques rebuts de la start-up Nation osaient encore arpenter ces sentiers.

Toutes ces actions de disruption des paradigmes, pour les changer vers la fluidité agile, avaient enclenchées après la déclaration du début de l’an 2018 : “3,7 milliards de personnes, soit 50% de la population mondiale, n’ont pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier. 82% de la richesse créée est allée à 1% de l’humanité. C’est un symptôme de l’échec du système économique”, Winnie Byanyima”. Faisant ainsi réagir les dirigeants français du CAC40, le gouvernement récemment élu par une majorité de #LeanFrançais devenus tous actor’studio de l’écologie pour sauver l’humanité, la paix et les digitals.

Comme au XIIIè siècle, de grandes villes marchandes tenaient tête à l’État Digital Nation (EDN est un marque déposée par le mouvement pour la république en Marche), mais elles usent aujourd’hui des mêmes Omnivore As a Service (OAS) 4.0 que l’État. Les études, sciences et techniques étaient confiées à des services d’analyse fine de Marketage et aux Instituts de Management Blockchainisés pour sécuriser et distribuer les échanges de façon juste et citoyenne.

Le paradis de l’équité, des libertés, de la démocratie participative transpirait dans le quotidien d’un peuple innovant et dans leurs licornes qu’ils attendaient comme les vikings attendaient Odin.

On pouvait lire sur les écrans des gares SNCP (Société Nationale des Chemins fer Privés) : “La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force.”

C’était magnifique ! Et toutes les personnes venues pour le grand remplacement, celles venues piller nos emplois de cerveau et de temps disponible chez Cro$oft, Amazone de Valley et Aplha00gle, étaient gazées, torturées, dans dans centre de distraction pour exilés climatiques installés dans les zones pauvres de frontières de la montée des eaux. Un ordre maintenu par des unités ultra spécialisées en psychologie d’accueil par méthodes IA (Intention Artificielle), ces unités étant financés à 30% par du crowdfunding et 70% par les dons des expatriés fiscaux #LeanFrançais qui ne voulaient pas voir leur belle, riche et historique nation de souche disparaître.

La théorie économique du ruissellement trouvait là sa plus belle POC (Proof Of Concept).

Alserweiss, que penses-tu de cette société moderne ? Où peut-elle mener ? Peut-elle supporter une ouverture basée sur des principes des liberéts et de codes ouverts ? As-tu oberservé de cas concret et précis dans ton quotidien ?

En attendant de te lire ou de te croiser, je te souhaite de respirer à plein poumon les atomes d’oxygènes pas encore dédiés au minage de crypto-monnaie.

Lettre à Arzhur #2

TwinPeaks, France

Arzhur,

Voilà maintenant près de 3 mois que je ne t’ai pas répondu. Depuis la première lettre que je t’avais rédigée ici le temps semble filer entre nos doigts trop impatients de changer les choses de ce monde. Ta dernière lettre je l’ai pourtant lue et relue des dizaines de fois.

Lorsque que nous avions ensemble rencontré l’auteur Alain Damasio à Rennes cet automne, j’avais pris quelques notes afin de d’approfondir nos réflexions : “Être ou ne pas être… Artificiel à Rennes avec Alain Damasio”. Son attrait et ses conseils concernant l’expérimentation d’une société ouverte m’a fait chaud au coeur et plaisir pour toi qui lança cette initiative.

“La technique est une composante essentielle de la vie humaine, mais elle ne remplace pas la démocratie”

Depuis j’ai poursuivi les lectures (Bourdieu, Jacquard, Chomsky…), continué les prototypes libres et open source, réaliisé de nouveaux tests avec des technologies blockchain et rempli pas mal de documentations dans des wikis. J’ai aussi beaucoup marché ici et là. J’aime cette compostion organique de l’intelligence de la main, de la sagesse des deux pieds, de la critique du cerveau et de la profondeur du coeur.

Dans ces prérégrinations, j’ai échangé avec Inso concernant une monnaie libre, basée sur Duniter et appelée Ğ1 (Prononcée « June »), qui me semble adapatée à une société ouverte. J’utilise cette monnaie et sa technologie associée.

“la monnaie libre ne parle pas des mêmes libertés que le logiciel libre. Mais elle utilise une approche de la liberté qui est basée sur les mêmes principes philosophique :

symétrie des libertés : la garantie que personne n’est privilégié par la définition d’une liberté donnée sur un objet particulier (le logiciel, les ressources, la monnaie)

non nuisance des libertés : la liberté ce n’est pas “pouvoir faire n’importe quoi”

Inso

Les libertés fondamentales, ces choses qu’aujourd’hui une économie vorace de l’attention enveloppe d’une couche de sucre pour mieux nous les faire fondre. Plus personne n’a de temps d’esprit critique disponible, plus rien à cacher… C’est plus selfie des enfants posté par les parents eux-mêmes sur facebook que le droit inaliénable, c’est buzzword et marketing sur twitter plutôt les droits de l’Homme, c’est don gracieux des vies pirvées aux GAFAM plutôt que les libertés publiques, c’est course à la punchline type TedSpeaker plutôt que les nouveaux droits comme les garanties procédurales (cf. CEDH).

Mon ami, il y a urgence de s’essayer à une société ouverte comme tu l’avais proposé, mais c’est un changement cultuel et culturel dont nous avons besoin si nous voulons que les méthodes et les outils favorisant les libertés soient utilisés par d’autres que initié.e.s actuel.le.s.

Ces dernière semaines j’ai parcouru les lignes des “Nouveaux Léviathans.

J’ai ainsi ressenti un trouble, ou peut être un risque, et je voudrais t’en faire part dans cette lettre. Je crois qu’une grande partie des personnes qui composent cette société non-ouverte dans son état actuelle sont sous l’effet d’un analgésique, d’une codéine de l’esprit critique injectée via des solutions technologiques par l’acte volontaire d’individus que ne cherchent qu’à conforter leur position de pouvoir en centralisant toujours plus, l’opacité étant l’une de leurs méthodes. Un empoisonnement, qui produit un état général de somnolence, largement soutenu par des personnes se revendiquant de “bienveillance” qui appuient et relaient un brouhaha informationnel et des promesses éhontées de toujours mieux ; une propagande orchestrée dont les petites mains y prennent part certainement dans l’espoir d’améliorer leur condition sociale, de gravir l’échelle de le reconnaissance par la “célébrité”. La codéine est gratuite, ou plus exactement nous la payons au prix fort de nos libertés sacrifiées, de nos resources privatisées.

A full-size image example

Image By IMal | Licence CC BY SA NC

Sans téchnophobie ni complotisme

Comme tu le sais, j’ai eu le bonheur d’avoir un neveu pour la première fois en septembre dernier. Cela change grandement la vie de ma soeur et de son compagnon et cela influe sur ma manière de considérer l’avenir au quotidien. Depuis 16 ans maintenant j’ai choisis de ne pas andonner ce monde, dans lequel vivent les personnes que j’aime, aux silences des pantoufles. L’agilité, les libertés, l’écologie et la biosphère, s’éffondrent dans un silence complaisant, ou parfois dans des “oui mais tu comprends c’est difficile et compliqué”, étouffés par un bruit ambiant de sur-abondance de communication de masse et de marketing des foules.

J’aime ce monde et j’aime les personnes qui font ce monde.

Par vous je deviens vaste, avec vous je me peuple. Happy GNU year les ami.e.s (J’avais lancé sur différents réseaux sociaux en cette fin d’année 2017)

Ce monde repose sur le fragile cycle de la vie, un programme vieux de presque 4 milliards d’années avec ces lois de la physique, ces bases fondamentales de chimie, des principe de bilogie… Pendant longtemps, pendant presque toute son existance, ce cylce jouissait de libertés :

  1. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;

  2. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins ;

  3. la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de faire commerce des copies) ;

  4. la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations aux individus, pour en faire profiter toute la communauté.

Tu pourrais m’écrire qu’ici je carricature. Certes, j’ai peut être des influences Stallmanienne. D’un coté, des communicant.e.s de la codéine m’ont affublé de “Troskiste numérique” pour ces choses, alors que d’un autre coté, des membres de ma famille me considèrent comme “Macronien d’une start-up Nation”. Le brouhahah empêche beaucoup de réflexions mais pas celle “de la panacée de la misère. Que de rêves pourtant se sont brisés contre ce miroir aux alouettes !” — (Jean-Marie Mollo Olinga).

Soit rassuré, je vis bien cette pseudo-schyzophrénie imposée par la foule. J’en ris parfois, mème.

Ce cylcle du vivant est soumis aux influences environnementales, comme le sont la météo ou les comportement sociaux des individus (qui eux aussi sont influencés par le cylce lui-même). Donc lorsque des entités individuées qui s’engagent intentionnellement, ou inconsciemment, à la conception d’un élément culturel reconnaissable, répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus dans un processus de massification, elles influencent le cycle de manière forte, parfois tellement fortemment que cette influence prend le dessus sur le cours “naturel” de ce cycle.

Autrement écrit, ces personnes qui participent à la diffusion de la codéine pensent être en maitrise de quelque chose qu’elle ne savent pas même nommer, ni définir ou ni utiliser. Elles ne font que renforcer les choix de contrôle d’une poignée d’individus masqués dérrière le brouhaha. La codéine soulage les maux de tête.

Quand les bénéficiaires ne contrôlent pas un programme, c’est le programme qui contrôle les utilisateurs. Le développeur contrôle le programme, et par ce biais, contrôle les bénéficiaires. Ce programme non libre, ou « privateur », devient donc l’instrument d’un pouvoir injuste.

Comment fait-on société ouverte dans une telle absence de libertés ? As-tu des réponses à cela mon ami ? Même mon père, avec qui j’échange très peu et que je n’avais pas vu depuis des mois, m’a dit “Je m’en fous de tes histoires de liberté et d’ouverture, je n’ai rien cacher”. Je n’ai pas voulu approfondir avec lui les principes qu’il semble amalgamer de vie privée et de programme ouvert.

GAFAM, NATU, instituts politiques, individus de l’arrêt de bus et personne de champ de blé, tous et toutes surfent sur une économie de l’attention, tout le monde deale de la codéine. L’orgueil pour tous et seuls très peu s’en enrrichissent. Profiter en gérant un commun comme un bien privé, profitez de cette insoutenable possibilité. Arzhur, tout le monde est coupable personne n’est plus responsable ?

Je suis en tout cas heureux de pouvoir t’écrire librement, c’est émancipateur de ces formes de colonisation, c’est par cet acte de créativité que je tente d’interroger les contours d’une société ouverte et des risques possibles qu’embarqe un tel projet dans sa mise en oeuvre et dans son imaginaire.

Dont-on chercher le consentement de nos contemporains ?

Il n’y a de créativité possible que dans un système de règles, d’après Foucault. Peut-on alors en manipulant ces règles, comme le font des facilitateurs / médiateurs (médias) dans un processus d’intelligence collective, fabriquer le consentement ? Dans une organisation démocratique ? Dans une entreprise “libérée” ? Dans une holacratie ? Une phrase, qu’elle soit écrite, prononcée ou entendue, est contrainte à un ordre linéaire. Ses éléments peuvent être ordonnés sur un axe unique, celui du temps. Le sens de cette phrase, lui, est fondamentalement hiérarchique.

La structure syntaxique est la structure de médiation entre le sens, de structure hiérarchisée, et la réalisation phonologique des phrases, linéarisée.

Par le pouvoir de programmer, d’émettre, de diffuser, de réguler et de réceptionner, le langage, des noeuds (qui peuvent être un individu ou un groupe en position de média et en posture construction) se trouvent en capacité de structurer et de décider une fabrication d’un consentement des masses par le langage en articulant des liens ténus entre intellectualité et structure syntaxique.

La structure syntaxique est construite à partir des éléments du lexique et d’éléments fonctionnels, soudés les uns aux autres. Les relations de vérification de traits, d’accord et de cas, les mouvements liés à la structure informationnelle sont opérés dans la structure syntaxique.

Ainsi, le consentement serait la simple validation d’une expression de pouvoir d’un petit groupe d’individus sur un groupe plus étendu et assujetti à la fabrication par une élite ? (Voir : Noam Chomsky La Fabrication du Consentement partie 1).

Arzhur, une société ouverte aurait le consentement comme véhicule de décision dans ces instances de gouvernances ?

On se voit bientôt ?

Dans ces réflexions et ces actions, le temps file toujours de façon aussi liquide. J’espère te revoir et partager des moments de discussions et de nouveaux tests, avec toi et avec d’autres personnes, en Bretagne ? En Allemagne ? À Lyon ?

Nous devons aussi répondre au message d’Alain Damasio. J’ai également quelques lettres à écrire à Alserweiss et ses dragons, et MaxLath (qui fait un beau truc avec WikiData).

À te lire et revoir très vite mon ami !

Ksawery